Historique

Le site d’Arjuzanx est né de l’exploitation, par E.D.F., d’une mine de lignite, à ciel ouvert, dont l’histoire est marquée par les dates suivantes :

  • - 1916 : découverte du gisement,
  • - 1957 : début de l’exploitation ;
  • - 1958 : construction de la centrale thermique ;
  • - 1992 : arrêt de l’exploitation.

Dès 1980, E.D.F a engagé la réhabilitation du site et divers aménagements ont été réalisés de 1985 à 1994 : reprofilage des fronts de taille, aménagement d’un réseau de voies d’accès, plantation d’arbres, création de prairies, aménagement de petits plans d’eau, …

Ces travaux de renaturation avaient pour objectif essentiel de favoriser la diversité biologique, notamment au niveau de l’accueil de l’avifaune migratrice.

A l’issue d’une procédure de Déclaration d’Utilité Publique dont l’objet était l’acquisition du site d’Arjuzanx afin d’y mettre en œuvre un projet de préservation de l’environnement et de développement, le Département des Landes a acquis, le 21 octobre 2002, le site

Le site d’Arjuzanx, d’une superficie totale de 2 626 ha 20 a 80 ca, s’étend sur le territoire de 4 communes :

  • - Arjuzanx : 1 226 ha 23 a 14 ca
  • - Morcenx : 731 ha 59 a 70 ca
  • - Rion des Landes : 288 ha 93 a 36 ca
  • - Villenave : 379 ha 44 a 68 ca

Il peut être divisé en 4 ensembles principaux :

  • - la zone des Trois Tauzins : 108 ha 04 a 31 ca
  • - la zone de Puy : 9 ha 81 a 59 ca
  • - le secteur Nord : 947 ha 42 a 98 ca
  • - le secteur Sud : 1 560 ha 92 a 00 ca

L’exploitation minière a conduit à la formation de lacs, généralement acides, dont les principaux sont :

- au Nord : le lac de Commanday (120 ha - 24 Mm3)  qui se déverse dans le lac d’Arjuzanx ( 147 ha - 19 Mm3) et dont l’exutoire est le Bez.

Seul le lac d’Arjuzanx a été chaulé afin de ramener son pH à la neutralité dans la perspective d’y permettre la pratique des activités nautiques et piscicoles. Ce sont les eaux de ces deux lacs qui sont mobilisées lors des lâchures afin de soutenir l’étiage de l’Adour

- au Sud : le lac de Morcenx (20 ha), le lac des Armaillans (20 ha), le lac des Agréous (45 ha - 5,2 Mm3 qui se déverse dans le lac des Quatre Cantons (114 ha - 4,7 Mm3).

Tant dans la zone nord que dans la zone sud se sont formés d’innombrables petits lacs, communément appelés « Bassines » dont les caractéristiques sont liées généralement au caractère acide de l’eau.

Le site comprend environ 11,5 kilomètres de routes goudronnées, 53 kilomètres de pistes empierrées et 15, 5 kilomètres de pistes de sable.

Le patrimoine bâti présent sur le site comprend essentiellement des immeubles, résultant de l’exploitation minière, qui ne présentent aucun intérêt architectural et qui sont en mauvais état. Subsistent deux bâtiments typiques de l’ancienne lande et qui n’ont pas été affecté par la mine, mais dont l’état général reste médiocre.

Le site d’Arjuzanx, pour la majeure partie de son territoire, est classé en réserve de chasse.

2 070 ha 92 a 19 ca  de cette réserve ont fait l’objet d’un classement en Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage par arrêté ministériel du 29 juin 2004.

En outre, le périmètre de la Réserve Nationale de Chasse et de Faune Sauvage correspond avec le périmètre de la Zone de Protection Spéciale instaurée au titre de la Directive « Oiseaux » ( désignation du 18 octobre 2002)

Accessibilité et pratiques autorisées

Sur le secteur du lac d’Arjuzanx (environ 400 hectares), l’accès du public est autorisé sur les voies et zones spécifiquement aménagées et matérialisées par une signalétique appropriée à chaque usage.

En particulier les véhicules à moteur ne pourront accéder qu’aux voies et aires de stationnement aménagées et les cavaliers ne pourront utiliser que les allées cavalières.

Le stationnement des véhicules de type poids lourds est interdit sur la totalité du site.

S’agissant d’un territoire classé en réserve de chasse, l’accès des chiens y est interdit.

Il est possible d’y pratiquer la pêche, la baignade en période estivale, les activités nautiques (l’utilisation des moteurs thermiques est interdite), la randonnée ou la promenade (pédestre, équestre, VTT).

Sur tous les autres secteurs du site, l’accès n’est possible que dans le cadre de visites guidées accompagnées. Cette mesure est destinée à favoriser la quiétude de la faune et, notamment, des Grues cendrée qui utilisent le site comme dortoir.

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